Toujours trop l'impression de seulement stagner mais mes ampoules aux pieds qui suintent dans mes chaussures prouvent que j'ai avancé.
Enfiler mon armure et crever les absés, il faut mourir dix fois pour espérer un jour goûter à la joie de vivre. Les bagues aux doigts juste parce qu'un poing américain ça serait overkill, on m'a appris à mettre des droites et à mordre le béton. J'avais eu, fut un temps, la riposte facile et lgoût du sang au lèvres, meilleur tuto makeup.
« Get ready with me pour ne pas me faire buter ce soir (si d-ieu le veut) »
Est-ce que le temps m'a ramolli ou est-ce que la survie n'a pas la même saveur lorsque l'espace public redevient pratiquable ? Quelle ironie quand même, d'avoir cherché la mort après avoir passé tant de nuits à la fuir. Ma routine self care c'est la violence inouïe de tout faire maintenant pour rester en vie.
J'ai mis du blush et du temps pour comprendre que rien ne viendrait à moi car plus rien ne m'attend, qu'il faudrait reconstruire. Et que de toutes les bricks pour ériger mes murs, j'en serai la plus belle. Le mascara jamais waterproof parce qu'ici on aime quand ça coule, on pleure pour le scénar et pour les caméras. Si une drama queen chiale et que personne le voit a-t-elle seulement pleuré ?
Mais je dois avouer que j'en peux plus des paparazaille et de vendre mon image comme la peau d'un ours que jveux même plus tuer. Je n'ai jamais été vraie, et je crois que ce que je crave le plus c'est l'anonymat. J'ai longtemps fait crari j'aimais ça être vue, mais je suis femme-pagure, qui s'incarne de peaux fabriquées de toutes pièces pour séduire son publique. Je suis bernard-l'ermite à la coquille de viande qui la troque pour du dur.
À chercher quelle version du moi est réellement mienne, j'ai pris en plenne face la leçon de mes deuils. Je ne suis plus aucune version de mon passé. Quand je serai prête, je quitterai mon armure pour m'habiter moi-même.