Ses doigts dans ma bouche et presque je gerbe sur son pouce qui voyait mon palais détruit. Toutes les douleurs que mes lourdes portes cachent. L’humiliation réglementaire des milieux que je bas, mais guerrière efficace je meurs dans une impasse.

L’alcool en cachette, de nouvelles connections trop vite oubliées et le temp(opper)s s(m)e dilate. Prendre tous ces hommes en moi juste pour me faire du mal, leurs langues rêches dans ma bouche ; dans ma bouche tout sonne faux.

Cette impression banale que tout ce que je fais sera toujours trop tard. Je m’imagine Fay Wray, kidnappée par ma FOMO-King Kong, juste pour m’habiller d’un drappé de drama—je me sens si nu(ll)e. Encore une transsexuelle qui chiale de voir, en noir et blanc, des meufs qu’elle sera jamais.

Le Xanax dans ma gorge périmé depuis 4 ans, cinq plaquettes encore intactes récemment exhumées. Daddy Sigmund dirait régression, moi j’appelle ça vintage.

Mon visage re-sculpté et l’espoir de ne plus me sentir monstrueuse. J’ai fait payer mon corps pour qu’iels m’ouvrent le crâne, le service après-vente ne répondra jamais.

Polaroïds de ma dépouille éventuelle, mon sang sur (les murs de leurs galeries) ses mains. Mise en bière avant l’heure, enterrée vivante car je n’ai plus la force de me dé/battre.

Poussez-moi un peu plus fort—si je tombe sur les rails, alors ainsi soit-il. C'est pas la première fois, ce sra pas la dernière. J’ai un thanato en speed dial et mes dernières volontés en 3 copies disséminées chez celles que j’aime. Je suis un cadavre en avance. Une morte débutante qui ne sait pas mourir mais qui apprend. Qui se prépare. Qui veut bien faire.

Et celleux sans visage soupire de bonheur de ma mémoire perdue, car iel craignait tant que je me souvienne de sa langue sur mon cou. Redonnez-moi l’envie d’oublier comment (m’)abandonner.

Être tétanisée d’avoir vu, dans les yeux de Méduse, qu’elle a vécu les mêmes horreurs que moi.