Tendr(e la main, une détr)esse (sans urgence. J’ose m’ouvrir enfin.) entre freaks. Éparpillée. J’ai rencontré des (personne)s( éc)œur(ante)s qui (n’)ont su (que) m’(e p)unir. J’ai (fait le t)ri, beaucoup (de t)ri—(souf)rire (n’a rien de) noble.
Il est temps de fuir la solitude et trouver les miennes. J'ai longtemps écrit tu pour tuer mes bourreaux et accuser le monde dans l'espoir qu'iels me lisent. Comment peut-on guerir en voulant un après dans l'espoir qu'un jour peut-être iels aient le seum ? La culpabilité ce n'est pas leur fardeau, s'iels avaient une conscience je n'aurais pas les plaies qui nécrosent ma peau.
Depuis cette fois là. Dans cette maison. Depuis cette première mort et mes dents arrachées dans la nuit comme un trophée de chasse. La petite souris affamée n'a pas laissé de pièces. Jui grave déso Charon, je paierai pas le voyage. Je me souviens que j'en savais trop. Je me souviens de boire l'eau claire du léthée pour perdre ma mémoire et mon enfance avec. Je me souviens de la tâche de vomi au réveil, sur le tapis d'babcia. Je me souviens clairement d'oublier tout le reste. Les bouches de mes sœurs, comme la mienne, renferment les murs/mures d'une langue oubliée.
D’enfant en moi il ne reste que les p(l)eurs.
« Nous étions au départ des omen. »
Prophéties prenant chair dans la né'cécité, et toutes les meufs comme oim :
visions materialisées ;
qui ne savent pas encorps ;
je ne sais pas non plus ce que qu’augure mon présage.
Insecte-guillotine coincé avant portrait, nymphose d’anthropophages incendiés ; malgré tout le chemin parcouru, j’espère encore que mon omen est une triste nouvelle pour qui m'a fait du mal.