Ent(r)ailles, p'ortes/eaux ouvertes. Pas de sang pour tâcher (les murs) d’apaiser le m/r·âle. J’ai oublié d’écrire les mots brûlant en moi, courrant a toutes prises pour éviter les froids. Je sentais les cellules chercher des vaisseaux à parcou(v)rir (mes vaines). En ignorant les emmerdes jusqu’à leur combustion—et dans la conne-essence nouvelle de la cré(m)ation—sur ma terre brûlée : j’y ferai du compost. Transformée comme du vain en hors, j’ai rêvé que :

  1. Ton visage souriant se tournait vers moi et son cœur si fragile débordait du sang que tu appelles amour, prêt'e à m’en offrir si seulement j'accepte de mourir pour toi. Baby, je doigterai pas tes valves pour en stopper le flot, jte laisse te vider. Que tu trembles et t'écroules au lieu de me briser.

  2. Mon ongle déchirait ma peau alors que j’essayais de baisser ma culotte, manucure-économe. Fleishneka de mon cuir roulée sous mes serres, c’est sans hésitation que jl’ai dégustée. J’aurais aimé en rouler d’autres, te faire goûter mon corps jusqu’au bout des sens. Plaisir d’offrir. Que ta bouche suce mes fluides à la paille, meuf-Caprisun, et que tes dents raclent mes tourbillons de peau. Toi qui m'avait tant pris, t’entendre dire :

      «Oui. Je te veux.»

  3. Ma chair se détricote d’un simple geste de leurs mains. S'iels nous appellent des traps, nous sommes prises dans des pièges quand elleux marchent libres. Une mère qui mdit, j'ai brisé sa famille. Érigée mother Midas, sous mon toucher si tendre quiconque deviendrait trans.

    Je me fais vermine pour envahir leur monde. Je deviens le Satan pour corrompre leur fil·les. Mon plan maléfique c'est d'avoir le désir de nous voir être heureux·ses.

Des racines brûlantes implantées profondément en moi. Envie, bien avant l’heure, de désherber mon être et tirer lentement mes artères hors de moi. Mais j’ai encore trop d’amour pour les f/leurres sauvages, et encorps trop de(jamais je ne) r(en)onces (pour autant à me battre) décorent la boue de mon visage.

L’abeille morte dans le cadre de la fenêtre, j’aimerais que ce soit toi pour t’épingler au mur et approcher mon nez, plus proche que jamais tu ne l’as été quand tes mains étaient en moi. Sentir l’odeur évanescente de la pourriture de ton être.

Peut-être, quand tu me manques, que je pourrais piquer mon doigt à ton dard, souffrir encore un peu le poison douloureux de tes lèvres trompeuses qui ont couvert mon corps :

  1. De baisers,

  2. De honte,

  3. Du linceul immaculé dans lequel j’anticipe avec joie de sombrer.

Je me pensais martyr mais jcrois jsuis juste une meuf.